ma petite actualité

mais combien de temps

dure vraiment l'actualité

aujourd'hui est un nouveau jour de plus

Juste vous dire la joie qui est la mienne, de voir ce texte, LA VIE À L'USAGE, être publié par les Éditions Lanskine, et la belle rencontre que cela suppose avec Catherine Tourné, que je remercie du fond du coeur

et si vous avez envie d'entendre un extrait de ce texte, filmé par Antonio Catarino, c'est ci-dessous : 

https://www.youtube.com/watch?v=7Za8p-AUWic

 

et puis une chose encore, j'aimerais profiter de cette fenêtre ''actualité'' pour remercier ici Sabine Huynh, pour le très bel article qu'elle a écrit sur mon travail : 

https://diacritik.com/2016/07/18/manuel-daull-mots-mis-bout-a-bout-en-eaux-durassiennes/

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Ici, Là, Ailleurs, Partout, Le Même, Autrement / Editions la Maison Chauffante / 2013

extrait :

 

( ... )

 

comme remonter l'horizon, S'ARRÊTER — REPARTIR, une façon de marcher dans l'eau, dans le lit de la rivière — de se pencher lors de stations le nez au raz de l'eau et de tendre les bras vers les galets qui couvrent le fond, je m'arrête ou je le regarde s'arrêter, pareil — il repart, combien de galets recouverts de vase glissante, combien de travaux, ceux que je connais de lui pour y avoir assisté, les autres parfois plus anciens, les plus récents — toutes ces choses donnant la vue sur la vie autant que sur la carrière d'un homme, le beau métier, au-delà du métier, les énumérer le faut-il, en rester à l'aspect sensible des choses, se rappeler le ressenti des ces travaux comme recouvert les uns les autres, mélangés dans le lit de cette rivière, soulever un galet et y voir la surface en herbe de  Démigny, puis un autre et découvrir l'intérieur du fort Beauregard à la vue occultée par des miroirs, encore un autre et se trouver face à un iceberg invisible pourtant dans le grand réservoir de Bicêtre, avancer le pied et sentir le sol se dérober comme en pente de l'atelier de Nicolas Simonin à Strasbourg, combien de galets recouvrent alors le fond, REPARTIR — une manière d'être en mouvements ralentis, par le courant de toute cette eau qui court, qui vient se claquer contre nos jambes, qui exerce sa force sans violence, qui n'a pas d'intention, ou alors qui ne nous sont pas connue, qui avance, qui continue juste à faire ce que la déclinaison du sol lui demande de faire, S'ARRÊTER 

 

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les éditions

de la maison

chauffante

 

http://www.lamaisonchauffante.com