ma petite actualité

mais combien de temps

dure vraiment l'actualité

aujourd'hui est un nouveau jour de plus

Juste vous dire la joie qui est la mienne, de voir ce texte, LA VIE À L'USAGE, être publié par les Éditions Lanskine, et la belle rencontre que cela suppose avec Catherine Tourné, que je remercie du fond du coeur

et si vous avez envie d'entendre un extrait de ce texte, filmé par Antonio Catarino, c'est ci-dessous : 

https://www.youtube.com/watch?v=7Za8p-AUWic

 

et puis une chose encore, j'aimerais profiter de cette fenêtre ''actualité'' pour remercier ici Sabine Huynh, pour le très bel article qu'elle a écrit sur mon travail : 

https://diacritik.com/2016/07/18/manuel-daull-mots-mis-bout-a-bout-en-eaux-durassiennes/

page en construction

revue Glané / CICV / 1999

VILLES INVISIBLES (REVUE GLANÉ)

APPEL À CONTRIBUTION

Information publiée le mercredi 8 novembre 2000 par le groupe de recherche Fabula

 


APPEL A CONTRIBUTION

La revue "glané" est une revue annuelle qui rassemble des textes d'auteurs et d'artistes, des témoignages de politiciens, sociologues, architectes, etc, des extraits de travaux d'étudiants et de professeurs de la région du Grand Est en France et des communautés francophones dans le monde. Le thème du premier numéro sera "les villes invisibles". Il paraîtra en décembre 2001.

Pourquoi "glané"?

Glaner, c'est ramasser ce qui reste de la récolte, ce qui est hors gabarit; c'est glaner des souvenirs, des images, construire avec le hasard, suivre un chemin de traverse, découvrir ce chemin ; retrouver des paroles, des morceaux de lumière, des bouts d'images pour reconstituer un souvenir qui n'aura plus beaucoup de rapport avec ce qui a été vécu, c'est donc travestir , transformer, transcender (ou écrire, peindre, inventer, imaginer, composer).
Glaner est une attitude, une manière de penser, de chercher, de découvrir.

Pourquoi le thème des "Villes invisibles"?

Le titre est bien sûr et délibérément emprunté à Italo Calvino : la ville, affirme Krysinski est le lieu où "le désir s'identifie à l'espace et où l'espace présuppose le désir." La ville est à la fois ces traces qui en constituent la mémoire et la "perte" de celles-ci. Lieu de l'inachèvement par excellence, elle est "un corps, une matière informe, illimitée, qui se manifeste par son indifférence au signe : c'est un terrain où toute trace est possible parce qu'il n'y a pas de trace première. La mémoire ne sait plus où, quand, comment a débuté la définition. On se doute bien qu'autrefois, avant la Ville, il n'y avait "rien", c'est-à-dire qu'il n'y avait que de la nature, sauvage, informe. Que l'on a "formée". Cet inachèvement, c'est la monstruosité primordiale de la Ville. Elle est "mutilée" au sens aristotélicien du terme, c'est-à-dire qu'elle ne possède pas en elle-même la possibilité de son achèvement. Elle est un potentiel, non une actualité."(Danièle Fernandez)

Il existe dans les villes une architecture visible porteuse d'une mémoire "plastique" et identifiable en tant que telle, marquée par le temps, les guerres, les changements. Ce sont les monuments patrimoniaux, les voies ferrées, les routes, en somme toutes les infrastructures qui la caractérisent. Il existe aussi dans les villes une architecture invisible, masquée par les parcours individuels des hommes qui l'ont traversée. A une mémoire collective se mêlent des souvenirs personnels qui la modifient. Car les hommes qui vivent dans les villes sont porteurs de l'une et l'autre mémoire. En somme, ils inscrivent à travers leur parcours quotidien des signes invisibles qui finissent par modifier physiquement l'architecture de la ville elle-même. C'est par le regard qu'ils posent sur elle que la ville peu à peu se transforme et se construit.

Les récits qui s'écrivent dans l'espace urbain sont marqués par cette complexité, les liens invisibles qui s'y tissent et en constituent le paysage.
Tout récit qu'il soit pictural ou scriptural crée une syntaxe qui définit une vision du monde actuel. La mémoire, cet espace où sont stockés les souvenirs, est un espace de réactualisation des événements. Chaque époque, chaque artiste donne du monde des visions différentes qui s'énoncent dans des récits de fiction dont la temporalité -et donc la syntaxe - fait émerger ou disparaître des "façons de raconter". Si l'artiste construit une ville imaginaire avec les outils qui sont les siens, de même, l'ingénieur, l'architecte, le politique "inventent" et proposent des infrastructures pour l'espace urbain. Toutes ces "visions" cohabitent et définissent une vision complexe d'un lieu à habiter. La mémoire des "visiteurs" de la ville est défaillante dans le sens où elle reconstitue des récits dans lesquels le lecteur ne se reconnaît pas d'emblée.

Revue en ligne et "papier" Les problématiques liées à la frontière, au bilinguisme, à la périphérie ?par rapport au centre- sont des problématiques que l'on trouve dans la région du Grand Est (Alsace, Franche-Comté) laquelle occupe historiquement et géographiquement une place singulière. Créer un pôle mettant en avant une réflexion sur les cultures de l'entre-deux permettra d'identifier et de montrer des expressions tant régionales qu'internationales de cette double identité ; et de rassembler des universités - professeurs comme étudiants-, des acteurs de la vie sociale, économique, politique et culturelle et notamment des créateurs (écrivains, artistes) - de l'Est mais aussi de pays ou régions s'intéressant aux mêmes problématiques. Nous pensons plus particulièrement à la francophonie.
Ce pôle ? revue en ligne (revue papier en complément)- rendra visibles la production (textes -de fiction, de fond - , images, interviews) des uns et des autres.
Dans ce sens, une revue électronique est un outil de diffusion intéressant et peu coûteux pour les chercheurs des universités et les communautés ou individus isolés.

Partenaires
L'association "glané" ; le CICV (Centre International de Création Vidéo, Pierre Schaeffer, Montbéliard-Belfort) et le CREL (Centre de Recherche sur l'Europe Littéraire, Mulhouse).
Date limite d'envoi : septembre 2001 pour ce premier numéro.
Tous vos contacts ou suggestions sont les bienvenues.

Pour toute contribution ou question, s'adresser à Anne Vauclair,