ma petite actualité

mais combien de temps

dure vraiment l'actualité

aujourd'hui est un nouveau jour de plus

Juste vous dire la joie qui est la mienne, de voir ce texte, LA VIE À L'USAGE, être publié par les Éditions Lanskine, et la belle rencontre que cela suppose avec Catherine Tourné, que je remercie du fond du coeur

et si vous avez envie d'entendre un extrait de ce texte, filmé par Antonio Catarino, c'est ci-dessous : 

https://www.youtube.com/watch?v=7Za8p-AUWic

 

et puis une chose encore, j'aimerais profiter de cette fenêtre ''actualité'' pour remercier ici Sabine Huynh, pour le très bel article qu'elle a écrit sur mon travail : 

https://diacritik.com/2016/07/18/manuel-daull-mots-mis-bout-a-bout-en-eaux-durassiennes/

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ESTHÉTIQUE DE LA DILUTION, SUR UNE PROPOSITION DES ÉDITIONS MIX, ADIÉTEROTOMACHIE

intervention en compagnie de Nicolas Simonin au Palais de Tokyo


pièce sonore et publication par les éditions
mix, Paris, 2003

Avec Nicolas Simonin, nous avons été invité à intervenir au Palais de Tokyo sur une invitation de Fabien Vallos, directeur des Editions Mix, à l’occasion d’ADIÉTEROTOMACHIE, ou chaque jour durant un mois, un intervenant différent présentait son travail, nous avons décidé, un peu comme une boutade de se pencher sur la disparition de l’artiste, dans son statut, au profit peut-être d’un médiateur, via une pièce sonore et une déambulation de Nicolas déguisé en squelette, vraie/fausse parodie de la mort de l’art si souvent déjà jouée. 

droits réservés : Nicolas Simonin

extrait : Esthétique de la Dilution

 

 ( ... )

              comme une petite esthétique de la dilution — chaque jour je me perds un peu plus — chaque jour je me perds — se travestir le corps de jolis propos — se montrer nu comme se grimer le visage — cacher ou dévoiler ses origines — quelque chose à donner, à voir, à entendre, à toucher, à s’approprier surtout — qu’est-ce que l’on donne de soi — se laisser glisser

je me perds plus en grattant la surface des choses — je pourrais dire en restant à la surfacepareil — en usant d’outils rugueux mon visage à la pierre ponce, je ponce à n’en garder rien— la peau sans verni — je suis mat à force — j’en use la toile émeri* dont j’ignore l’orthographe, àvérifier plus tard— paille de fer j’efface — je pèle, je perds mon bronzage pour une exposition troplongtemps soutenue — trop visible finit on par faire miroir, sans tain* je préfère après avoir faitphoto mieux que ces images sur papier glacé de magazines à la mode, de mode aussi — faireposture en somme le corps trop lisse du beau statut d’artiste* mot que je déteste au plus haut pointce statut même que l’on ne sait plus définir si ce n’est par à la mode comme seul critère d’appréciation* tout le monde en parle-il seulement— comme fondement — comme stèle d’on ne sait plusquoi, les beaux multiples de soi* l’attaque des clones sans effets spéciaux diraient certains, trop manichéens pour moi

                                                                                                                ( ... )