ma petite actualité

mais combien de temps

dure vraiment l'actualité

aujourd'hui est un nouveau jour de plus

Juste vous dire la joie qui est la mienne, de voir ce texte, LA VIE À L'USAGE, être publié par les Éditions Lanskine, et la belle rencontre que cela suppose avec Catherine Tourné, que je remercie du fond du coeur

et si vous avez envie d'entendre un extrait de ce texte, filmé par Antonio Catarino, c'est ci-dessous : 

https://www.youtube.com/watch?v=7Za8p-AUWic

 

et puis une chose encore, j'aimerais profiter de cette fenêtre ''actualité'' pour remercier ici Sabine Huynh, pour le très bel article qu'elle a écrit sur mon travail : 

https://diacritik.com/2016/07/18/manuel-daull-mots-mis-bout-a-bout-en-eaux-durassiennes/

Du grand écart, en somme

Tous Droits Réservés  L. du Cos de Saint Barthèlemy

Mon travail de manière générale, oscille sans cesse autour d’un questionnement sur les langages, souvent il s’est incarné dans l’écriture de récits ou de petites formes poétiques, mais aussi à travers d'interventions que j’appellerai mixtes, mêlant volontiers environnements, performances, photographies, vidéos — soit seul, soit en collaboration d’autres.

 

En effet, depuis ma rencontre avec certains plasticiens, les différents travaux développés ensemble, j’ai le besoin récurent de questionner ma pratique sous forme d’aller-retour entre littérature et arts plastiques.

 

Peut-être simplement parce que mes préoccupations concernent avant tout le langage, et que l’aspect formel que peut prendre la matérialisation de mon travail, ne m’est donné que par la nature même du propos que je tente de développer, et il me semble trop simple de vouloir la réduire ou l’enfermer dans une pratique donnée.

 

Peut-être aussi que consciemment ou inconsciemment, je suis inscrit dans une tradition de recherche, où, l’expérience joue un grand rôle, dans ce qu’elle peut avoir de sensible, et que sans elle la nécessité à faire n’existe pas pour moi, une tradition qui vient donner à voir autant du processus de recherche que l’objet de sa recherche, plus directement je crois que j’ignore à peu près tout de la destination d’un travail au moment où je l’entame, tout de sa teneur, tout de sa portée, tout de sa nature et que seul une succession d’expérimentations me permet de vérifier son intérêt et de construire alors les outils nécessaires à sa communication.

 

Enfin, je crois que je n’ai pas pour vocation la construction d’objets artistiques spécifiques, que les objets en tant que tels m’intéressent moins que les interrelations qui existent entre eux, moins que les interrelations qui repoussent les frontières entre les différentes pra- tiques, entre poésie/récits/essais, entre littérature et arts plastiques, entre les différents champs qu’ils soient artistiques, politiques, sociologiques ou philosophiques et d’autres que j’oublie, entre les différents publics, puisqu’il est question de rencontres avant tout, et qu’il existe alors autant d’hommes et de femmes que de public, juste une histoire de perméabilité, du grand écart en somme. 

 

tous droits réservés : N. Waltefaugle